Plan de relance & produits alimentaires locaux dans les collèges

Ce lundi 25 janvier, les Conseillers départementaux se sont réunis autour de leur Président Clément Pernot, afin de voter les premières délibérations de cette année.

Au-delà de l’examen traditionnel de début de séance des comptes du Département et de l’engagement de quelques autres décisions déjà entérinées, cette première commission permanente de 2021 a surtout été consacrée à la poursuite du plan de relance économique et d’une alimentation en produits locaux pour les collèges.

Ce sont quatre grands projets de travaux au profit des routes jurassiennes et des conducteurs qui ont été présentés pour être inscrits dans le plan de relance 2021/2022 « État – Région – Europe ».

Le premier d’entre eux sonne comme une petite révolution en matière de circulation des poids lourds à destination de Lons-le-Saunier via la D52 en provenance du sud et du sud-Est, Orgelet et Clairvaux les Lacs. Après les travaux, ils pourront emprunter comme la majorité du flux de circulation, la descente à fort pourcentage de Montaigu. Jusque-là, les plus de 19 tonnes doivent faire un détour via la RD 678, un itinéraire plus sinueux, plus long et surtout traversant trois communes – Revigny, Conliège et Perrigny – avec des passages étroits et délicats ayant pour conséquences, une insécurité, des nuisances sonores et une qualité de l’air altérée. Une très bonne nouvelle donc pour les professionnels de la route mais aussi et surtout, pour les riverains qui, en semaine, subissent le passage de 350 véhicules de gros gabarits.

Afin de sécuriser l’arrivée de ces poids-lourds dans la descente de Montaigu, une voie spéciale va donc leur être réservée afin de les séparer du trafic général et les contraindre à respecter une vitesse maximale de 50 km/h. Ils la quitteront après immobilisation totale pour s’engager sur la voie principale. En complément du dispositif, un lit d’arrêt d’urgence à mi-pente et un demi lit d’arrêt au bas de la pente vont être créés. Coût des travaux : 1 350 000 €.

En relation directe avec ces travaux et en amont de ce secteur, direction Lons-le-Saunier, le croisement de la D52 en provenance d’Orgelet et de la D52 A en provenance de Clairvaux les Lacs – constitué à l’heure actuelle d’un « cédez le passage » puis d’une voie d’insertion par la gauche – n’est plus conforme aux règles de conception des carrefours. Il est en outre, le dernier avant la descente de Montaigu qui bientôt, devra donc absorber plusieurs centaines de véhicules supplémentaires dont bon nombre de poids lourds.  Dans cette perspective, ce croisement va être transformé en giratoire.

Les travaux se dérouleront d’avril à août prochains. Coût : 625 000 €.

Le troisième projet concerne le pont sur le Doubs reliant les Communes de Salans (Jura) et Saint-Vit (Doubs). Il a été construit à la fin du XIXe siècle et partiellement reconstruit après la seconde guerre mondiale. Cet ouvrage métallique souffre aujourd’hui d’une corrosion importante, justifiant une limitation de tonnage à 3,5 tonnes. L’opération consiste donc à restaurer la charpente métallique et à remplacer le tablier, afin de lever la limitation de tonnage. Les travaux débuteront en fin d’année et s’étaleront jusqu’en 2022. Le Département du Doubs situé en frontière de l’ouvrage, prendra en charge 50 % de la partie autofinancement de l’opération. Coût des travaux : 1 833 000 €.

Enfin, un autre giratoire va être créé cette fois à l’approche de l’agglomération doloise, à la sortie de l’autoroute A36 se raccordant à la RD 475, reliant Gray à Dole. Il remplacera deux carrefours. Le Département, la société d’autoroute APPR et le Grand Dole souhaitent ainsi améliorer la sécurité de l’accès à la route départementale, faciliter la création d’une aire de covoiturage avec un point d’arrêt pour les transports publics et fluidifier les échanges avec le trafic local. Le coût est estimé à 650 000 € HT. APRR et le Grand Dole prendront en charge 25 % chacun de la partie autofinancement de l’opération.

L’apport de produits alimentaires locaux au sein des menus proposés dans les 27 collèges dont à la charge du Département, a constitué l’autre grand volet de cette première commission permanente.

Rappelons que lors du premier confinement au printemps 2020, afin de soutenir les productions jurassiennes, le Président Pernot avait tenu qu’elles soient renforcées dans les cantines, avec en tête, le Comté et de la volaille de Bresse.

En ce début d’année, afin de renforcer cette politique et créer ainsi une véritable dynamique autour de l’achat responsable, une nouvelle aide financière de 50 000 € est proposée à ces collèges publics pour faciliter leurs achats de denrées alimentaires de proximité.

La participation financière du Département permet ainsi d’incorporer dans l’alimentation des collégiens, des denrées réputées plus coûteuses mais de qualité avec une traçabilité clairement établie. Elle encourage aussi le dialogue entre producteurs locaux et acteurs de la restauration scolaire.

En 2020, 21 collèges s’étaient vus octroyer la somme de 35 674 €, soit 71 % du montant de l’enveloppe disponible. Les produits éligibles étaient pour 42% issus des fruitières et fromageries fermières jurassiennes et en provenance d’ENILBIO à Poligny. 32% issus de la filière « viande », en provenance des productions fermières jurassiennes ou des environs immédiats. Les fruits et légumes, 14%, avaient été eux plutôt fournis par des productions de Louhans (71) et de Gy (70), et donc encore assez peu d’origine jurassiennes. Les poissons avec 10 % fournis par 3 pisciculteurs jurassiens et les œufs pour 2 % en provenance de 2 producteurs jurassiens exclusivement en agriculture biologique fermaient la marche.

Gageons que l’année 2021 verra le dispositif cette fois utilisé à 100% par les responsables des collèges.