Décision modificative n°1

Compte-tenu du contexte sanitaire, les élections régionales et départementales ont été reportées aux 20 et 27 juin prochains.

Afin de garantir la plus large équité entre tou(te)s les candidat(e)s, aucune information sur la session plénière de ce vendredi 28 mai ne sera diffusée avant l’issue du second tour le 27 juin prochain.

Une question, une demande ? Contactez directement le cabinet du Président Pernot au 03 84 87 33 05 ou par e-mail

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DÉCOUVERTE : LE CHÂTEAU D’OLIFERNE VEILLE SUR SES LÉGENDES, SON LAC ET SES MONTAGNES
© Jura le Département

Sur son pic rocheux à 807 mètres d’altitude, les vestiges du château d’Oliferne embrassent les vallées de l’Ain et de la Valouse, sur le territoire de Vescles. De cette forteresse qui daterait du XIIIe siècle, la vue à jamais y est imprenable. Magnifique perspective sur le lac de Coiselet, les villages et les montagnes alentours ! « Le château était une voie d’accès qui permettait d’acheminer les produits du Jura jusqu’à Lyon et aussi à l’abbaye de Saint-Claude », commente Daniel Cantaloube, Président de l’association ADAPEMONT (Association pour le Développement et l’Animation de la Petite Montagne) qui le restaure patiemment depuis 25 ans. Ses murs d’enceinte et ses tours ont subi l’assaut des troupes de Henri IV puis de Louis XI qui les ont finalement démantelés. Son histoire évoque des événements et des contes bien cruels mais aussi de merveilleuses légendes. Un trésor, dit-on, serait caché au fond d’une mystérieuse galerie… Attention, la pierre se referme toute seule une fois par an, à minuit…

JOËL TOMAKPLECONOU, PILIER DU CERCLE SPORTIF LÉDONIEN
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Parti à 20 ans de Cotonou, capitale du Bénin, pour suivre des études de management et de commerce à Lons-le-Saunier, Joël Tomakpleconou découvre fortuitement le rugby qui se pratiquait au tout début du XXe siècle… Entre alternance en entreprise de découpe de métaux et études, ce sport qu’il ne connaissait pas et l’enthousiasme qu’il suscite est une révélation. Tout en se passionnant à l’organisation du club, qui évolue aujourd’hui en Fédéral 3, il a vite endossé le maillot sang et or du Cercle Sportif Lédonien. De là à ce que l’ancien pilier en soit un jour président et, de surcroît, membre du comité directeur de la ligue Bourgogne-Franche-Comté, lui même ne l’imaginait pas. À ce poste, il transmet les valeurs associatives qui lui sont chères aux services des autres. Au point qu’il est aujourd’hui chargé du bénévolat au niveau national. Cette vidéo nous présente une sensible leçon de vie de la part de ce puncheur. Avec l’énergie et l’endurance d’un pilier.

Reportage : sanctuaire Gallo-Romain de Villards-d’Héria
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LES SACRÉES EAUX BALNÉAIRES DE VILLARDS-D’HÉRIA

Au village de Villards-d’Héria, non loin de Moirans-en-Montagne, repose un sanctuaire gallo-romain de la plus haute importance archéologique, lieu de pèlerinage des celtes Séquanes au 1er siècle de notre ère. Passé au peigne fin par les archéologues, le site découvert à la fin du XVIIe siècle, se révèle être à la fois cultuel et balnéaire alimenté par l’Héria, une résurgence du lac d’Antre où, par ailleurs, un autre sanctuaire ont été retrouvé. Ses eaux alimentaient piscines et bassins. Des pièces chauffées par le sol ont été dégagées ainsi que des troncs à offrandes, inscriptions latines, décors colorés et de nombreux fragments de statues. Les restes d’un temple construit au-dessus du Pont des Arches où coule l’Héria, ont été aussi mis au jour. À proximité, une vasque circulaire aux eaux sacrées conduit via un escalier monumental à des autels votifs, dont ceux de Mars et de la déesse Bellone, divinités de la guerre dans cet havre de paix. Cette vidéo en découvre tout le charme.

L’art vivant de nos jardins
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Partons à la découverte de deux magnifiques jardins près de Lons-le-Saunier : l’Atelier Jardin à Cressia, et à Francheville où sont cultivées des plantes rares. Le premier, labellisé « jardin remarquable », est vrai un tour du monde floral mis en scène par le sculpteur-jardinier Marc Bernard. Autour d’une pièce d’eau se dessinent des îlots champêtres plein de senteurs composés à l’anglaise, en jardin japonais et en jardin mauresque avec ses jeux d’eau, charmille et sculptures. Une réouverture des lieux à ne pas manquer : les 5 et 6 juin prochains dans le cadre de « rendez-vous aux jardins », sur le thème de la transmission des savoirs. À Francheville, poussent sous une serre dôme, des plantes inhabituelles, telles ces étonnantes fleurs de sorcières à découvrir… Nous sommes au jardin ethnobotanique de Cyril Dietlin. « L’ethnobotanique est le rapport entre les hommes et les plantes », explique-t-il, garant de leur meilleure connaissance et usages.

Portrait croisé de deux producteurs laitiers : une même passion, du nord au sud du Jura
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Notre vidéo nous conduit aujourd’hui auprès de deux éleveurs laitiers pour la production de fromages au lait cru, dont les appellations d’origine protégée Comté et Morbier. L’un sur le plateau du haut-Jura, l’autre à la limite de l’Ain. Chacun évoquant un métier pour lesquels « peu de jours se ressemblent », si ce n’est l’attention quotidienne portée à leurs Montbéliardes aussi typiques que les clochers francs-comtois.

Éleveur à Cuvier, à la limite du Doubs, Régis Bourgeois « n’a jamais changé de clocher et encore moins de maison familiale », admet-il. En dehors de ses activités d’éleveur, il cumule d’autres responsabilités, dont la gérance du magasin de la Fruitière du Plateau de Nozeroy, coopérative fromagère qui regroupe, à Bief-du-Fourg, une trentaine d’éleveurs.

À Aromas, au sud du département, Bruno Fahrny exerce en famille le même métier-passion pour lequel « il n’y a pas tellement de mots pour l’expliquer. » La diversité floristique des prairies jurassiennes et de ses fourrages garantissent a qualité des laits fromagers et « un très bon équilibre pour la santé des bêtes », argumente-t-il.

Denis Bepoix projette la mémoire du Jura sur grand écran
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Denis Bepoix est projectionniste bénévole à Saint-Claude. Il en avait même fait son métier, exercé toute sa carrière au cinéma de La Maison du Peuple. Fondateur de la Cinémathèque des Monts Jura, il aimerait voir ressurgir des tiroirs tous ces films oubliés, tournés dans le Jura ou par des Jurassiens. Il lance même un appel (notre vidéo) pour sauvegarder cette mémoire sur pellicule en la numérisant afin de les « reprojeter au plus grand nombre de personnes. But de notre association », dit-il. En noir et blanc ou en couleurs, ces films la plupart du temps familiaux sont émouvants mais aussi patrimoniaux. Des événements mémorables quelquefois ressurgissent : la fête du sapin à Saint-Laurent-en-Grandvaux, celle des fleurs à Morez ou les Premières neiges à la Combe du Lac, en novembre 1935… Un cycle de films jurassiens réalisés par ces cinéastes du dimanche est d’ailleurs régulièrement programmé par la cinémathèque. Comme cette touchante fiction « La légende du marais », tournée avec les habitants de Saint-Lupicin, en 1970.

Commission permanente, l’agriculture et l’environnement à l’honneur

Ce vendredi 9 avril, le soutien à l’agriculture et la politique en matière de protection de l’environnement ont bénéficié d’importantes décisions de la commission permanente…

Agriculture

Plus de 310 000 € d’aides sont attribués aux organismes agricoles et forestiers du Département. Depuis 2017 et en fonction des évolutions législatives, le dispositif AVENIR AGRICULTURE JURA a été mis en place afin de permettre leur accompagnement. Ces actions pour 2021 sont importantes et structurantes dans 7 thématiques : le social, l’aménagement foncier, les collèges, le tourisme, les espaces naturels sensibles, les milieux aquatiques et humides ainsi que l’environnement.

A titre d’exemple, parmi les 31 actions financées figurent en matière sociale le service de remplacement des différents exploitants et l’accompagnement des familles agricoles en difficulté. Pour l’aménagement foncier, un forum dédié à la restructuration foncière et la gestion durable dans le Haut-Jura va être initié. Les collèges vont pouvoir aussi bénéficier de sensibilisations et d’appuis pour accéder à l’alimentation de proximité. Une autre action cette fois en matière de tourisme concerne la redynamisation du réseau « Bienvenue à la ferme ».

Quant aux espaces naturels sensibles, aux milieux aquatiques et humides et plus généralement l’environnement, 15 actions seront menées notamment en faveur du maintien des paysages et des espaces naturels remarquables, de la qualité de l’eau et de l’agroécologie dans le Jura.

Environnement

Dans le même ordre d’actions, le Conseil départemental apporte son soutien financier à plusieurs associations environnementales. Pour cette année 2021, douze structures ont présenté une demande de subvention pour la mise en œuvre d’un programme de 56 actions en cohérence avec la politique des milieux naturels de la Collectivité. Au total, 317 000 € sont répartis entre les différents projets. Parmi eux, des mesures conservatoires en faveur du lynx boréal et de son milieu, l’inventaire botanique et des invertébrés des cirques et marais de Vogna, la gestion des sites du conservatoire d’espaces naturels de Franche–Comté, la sensibilisation et le valorisation des Espaces Naturels Sensibles, la limitation de la mortalité de la faune sauvage, le suivi piscicole complémentaire au réseau départemental patrimonial, la surveillance des populations de grand tétras ou encore, une participation au programme régional de conservation des oiseaux des zones humides agricoles.

Trois nouveaux sites labellisés “espace naturel sensible”

Le Département élabore et met en œuvre une politique de protection, de gestion et d’ouverture au public des Espaces Naturels Sensibles. Fin 2020, 43 d’entre eux étaient labellisés pour trois types d’habitats : forêts, pelouses sèches, zones humides lacs et rivières soit une surface totale de 1 777 hectares. Ces trois nouveaux espaces viennent donc les rejoindre : « Forêt d’Arbois et cascades des Tufs » pour plus de 3 hectares sur la commune des Planches-près-d’Arbois, « Doubs Loue Clauge » avec plus de 37 hectares sur la commune de Parcey et les « Pelouses sèches du Revermont » pour plus de 64 hectares sur la commune de La Chailleuse.

Les grottes des Moidons, pittoresque chef d’œuvre sous terre

– Série trésors cachés du Jura –

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Sous le plateau du Revermont, entre Arbois et Champagnole, gisent les grottes des Moidons découvertes il y a une soixantaine d’années par les spéléologues jurassiens, Alfred Meyer et Pierre Murat.

Son entrée à Molain, au cœur de la forêt domaniale, est facilement accessible en famille, même avec une poussette, pour une visite commentée d’environ 50 minutes. À leur origine, une fissure insinuée il y a un million d’années dans le calcaire déposé par la mer. Depuis, la faille a pris les proportions de salles et de galeries gigantesques. Le spectacle est à couper le souffle : stalactites et stalagmites millénaires, coulées de calcite et formes étranges de draperies ou de châteaux blancs… mis en scène par un son et lumière. Les enfants y trouveront un labyrinthe spécialement aménagé pour eux et un espace de découverte ludique des chauves-souris. Sous terre, l’atmosphère est particulièrement sèche et la température toujours fraîche. Prendre une petite laine est conseillé avant de descendre au creux du Jura !

Julie Marsaud, le charme d’une nouvelle voix

– Portrait –

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20 ans, née à Salins-les-Bains où elle vit, Julie Marsaud fait partie de cette jeune génération d’artistes qui écrit, compose et chante ses propres paroles. Sur la chaîne YouTube, on peut voir ses premières apparitions sur scène dont une magistrale reprise, à 14 ans, de « Je suis malade » de Serge Lama ou, à 16 ans, de « Avec le temps » de Léo Ferré. Débroussaillée de sa gravité, son interprétation avait enthousiasmé le public au final du concours Dole En Voix 2017. Elle se fait aussi volontiers l’interprète de Zazie, Michel Berger, Adèle ou même de Piaf que lui permet sa tessiture. S’accompagnant au piano, son style jazzy s’affirme dans un premier opus « Rétro » de cinq titres auto-produit et entièrement de sa composition. Déjà une abondante communauté de fans a « liké » son clip réalisé par la plateforme musicale franc-comtoise L’Engrenage Production. La jeune jurassienne rêve évidemment à bien d’autres scènes même si elle gardera au fond d’elle un amour partagé avec Salins-les-Bains, la ville de ses premières notes « avant de savoir parler ! », dit-elle.