Les Conseillers départementaux du Jura

Céline TROSSAT

Journalisme, politique…
l’engagement, toujours !

” J’ai toujours voulu être journaliste et je le suis toujours ! » Céline Trossat avance sans masque ni détours. Et, en ce qui concerne la politique, les choses sont claires : « On est venu me chercher, mais cela ne me dérange pas de claquer les portes… ”

Portrait d’une femme pour qui la vie est une question d’engagements. Née à Lons en 1981, la future journaliste grandit avec son frère dans une famille ancrée dans la vie lédonienne ; un père dans la police nationale, une mère dans… l’éducation nationale font que «en ville, on croisait toujours plein de monde».

En matière de journalisme, les parents ne se montrent guère enthousiastes, mais que nenni ! Céline, après un bac L, part à Lyon pour décrocher un DESS Médias. Et durant cinq ans, elle revient les week-ends à Lons pour labourer le terrain de la Locale.

“Il existe un point commun entre la presse et la politique, on s’intéresse à l’autre”

Dans le jargon journalistique, la Locale, c’est le terrain, le contact avec les gens, dans tous les milieux, dans bien des circonstances – la Locale incarne la presse dans toute sa proximité et son humanité. Armée déjà d’une réelle expérience, la Jurassienne met le cap sur l’océan et travaille trois ans à Nantes, à l’agence du quotidien Ouest France. Sans barguigner, elle fait le métier, de la tournée des faits divers à la maquette (secrétaire de rédaction) en passant par l’interview de Lucie Aubrac qui l’a beaucoup marquée.

Mais l’appel de la forêt… jurassienne se fait entendre et Céline débarque avec son paquetage à Pontarlier (Est Républicain) à une petite période d’incertitude professionnelle succède une embauche au Conseil général du Jura comme Collaboratrice de cabinet sous la présidence de Gérard Bailly. Quatre ans plus tard, changement de décor, après les coulisses institutionnelles, retour dans la presse,en l’occurrence la Voix du Jura puis le Progrès (2012-2015) où elle suit notamment l’actualité judiciaire.

« Finalement, confie-t-elle, il existe un point commun entre la presse et la politique, on s’intéresse à l’autre ; en tout cas, c’est comme ça que je le vois et que je le vis ! » 2015, elle est sollicitée pour les élections cantonales et elle se souvient d’une « campagne intense » : « C’est un bon souvenir et dans l’ensemble on a reçu un bon accueil sur le terrain. Mais en tant que femme, je peux vous dire que les préjugés ont la vie longue…» Petit sourire et conclusion combative de la Viceprésidente en charge du personnel et des affaires générales, animée par la soif d’apprendre : « Les grands discours, ce n’est pas pour moi, je suis une femme de dossiers et cela ne me dérange pas d’être dans l’ombre, je me différencie. Et puis, surtout, je suis fière de mon département, ça bouge beaucoup plus que les gens ne le pensent ! »

LES JURASSIENS DE DEMAIN

Céline Trossat est une femme politique, mais aussi une maman. Tout ce qui a trait à l’enfance et plus largement la jeunesse mobilise son énergie et son empathie.

« Il faut s’occuper des jeunes. J’affirme qu’il y a une attente de leur part pour que les politiques leur prêtent davantage d’attention et les écoutent car ils ont des choses à dire et l’envie de débattre. Je suis particulièrement attentive actuellement sur deux sujets : la prise en charge des enfants dans des familles en difficulté et les réponses apportées aux jeunes qui souffrent de troubles du comportement, reconnus handicapés ou non, deux sujets sur lesquels il y a encore des progrès à faire. »

La Conseillère départementale entend anticiper et s’occuper aujourd’hui des Jurassiens de demain.

EN QUELQUES MOTS

  • lecture : « je suis complètement polars nordiques ! (rires) mais sinon je lis tout, vraiment… De toute façon, pour écrire, il faut lire, beaucoup. Je pourrais me passer de la politique, mais pas de l’écriture. » Céline Trossat est aussi auteur de trois ouvrages sur les faits divers / affaires criminelles de la région et sur la franc-maçonnerie.
  • cinéma : « j’ai une carte avec une trentaine de séances et je n’y vais pas, faute de temps… »
  • un plat préféré : « oui, une bonne choucroute, mais cuisinée par ma mère ! »
  • un billet d’avion ? « j’ai toujours eu envie d’aller en Russie. »
  • une devise : « tout simplement : Comtois, rends-toi ! Nenni ma foi ! »
  • un personnage : « Simone Veil, une femme d’exception. »
  • la vie : « pour l’instant, j’ai toujours fait ce que j’ai voulu faire. Je ne suis pas formatée et je ne veux surtout pas l’être ! »