Les Conseillers départementaux du Jura

Christophe BOIS

Le sens du service, un souci constant

Christophe Bois est né à Lons-le-Saunier en 1972. Passionnément jurassien et lédonien, l’ancien professeur de physique appliquée a laissé la voie scientifique de côté pour se consacrer au terreau humain. Devenu proviseur, l’homme engagé en politique développe le souci du lien intergénérationnel et du social. Cheminement d’un quadra animé par le sens du service.

Christophe Bois a consacré un peu de son temps – très organisé car très chargé – à une recherche généalogique. Il a pu identifier deux lointains aïeuls, Maires respectivement de Chatillon (39) et de Larnaud (39). Quelques siècles plus tard, l’ancien chef scout marche sur les traces de ses ascendants. Un père ouvrier, une mère au foyer,  un frère… le futur proviseur grandit paisiblement et fait ses armes scolaires à Lons où il décroche un bac C ; il se dirige ensuite vers une formation en électricité et électronique. Ingénieur de production ? « Fabriquer des objets, ce n’était pas mon truc même si je sais et j’aime travailler avec mes mains, un héritage de mon père. La matière humaine correspond davantage à ma sensibilité. Travailler avec les gens, les jeunes, là j’ai le sentiment d’être utile !»

Après quelques années de professorat en Alsace et à Belfort, le lédonien souhaite passer à la vitesse supérieure et devient à 29 ans le plus jeune proviseur-adjoint de France, au lycée Cuvier de Montbéliard. « Cela m’a toujours intéressé de mettre en musique les partitions, commente l’ancien clarinettiste, c’est-à-dire d’impulser, d’organiser, d’évaluer, d’encadrer les équipes… »

« en politique, on a surtout le pouvoir d’être
au service des gens ! »

Ce goût pour l’animation, au sens fort du terme, Christophe Bois a commencé à le décliner et à le partager pendant ses études lorsqu’il est employé, plusieurs étés de suite, par des centres de loisirs jurassiens. C’est ce qu’on appelle une bonne école à l’aune de l’éducation populaire. 2006 est l’année du retour en terre natale, il est nommé principal du collège d’Arinthod. Eh oui, pour devenir proviseur, il faut passer par la case Collège : « J’en ai profité pour me remettre au vélo sur les belles routes de la Petite Montagne » confie en souriant cet homme toujours en chemin(s). 2008, il est à Clairvaux-les-Lacs et en 2009 il devient le proviseur du lycée Le Corbusier, puis en 2016 celui du lycée Montciel, à Lons-le-Saunier. Celui qui fut enfant de choeur à la chapelle des Toupes de Lons le Saunier se définit aujourd’hui comme « un laïc engagé mais pas extrémiste ».

Adjoint à la mairie lédonienne en charge des affaires sociales depuis 2014, élu Conseiller départemental en 2015, Christophe Bois explore l’envers du décor, nommé Politique : « Je ne ferai pas 20 ans, chacun son tour, mais j’aime bien avoir les leviers pour faire les choses, pour le bien commun. Vous savez, en politique, on a surtout le pouvoir et le devoir d’être au service des gens ! »

Les jeunes, de w à z…

La génération Y (1983-2000) est devenue la génération W (comme work, travail). Les « branchés » ayant essuyé les plâtres numériques ont intégré le monde du travail tout en sachant que « la vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain » analyse le proviseur de Montciel, rompu au contact avec les jeunes. « Les jeunes Jurassiens sont des jeunes Français comme les autres. Ils restent un peu « enfants » jusqu’au bac puis mutent une fois en fac ou en BTS. Ils ont peur du lendemain, ont du mal à avoir confiance en leurs aînés mais peuvent s’engager dans les projets humanitaires. La génération Z, des 14/15 ans estime quant à elle qu’elle a surtout des droits… » Cela dit, Christophe Bois, père de deux enfants (21 ans, 16 ans) connaît la force de résilience propre à la jeunesse.

En quelques mots…

  • un livre : « j’ai beaucoup apprécié « Fractures françaises » de Christophe Guilluy, un géographe français. Je lis plutôt des livres à caractère sociologique et je regarde la presse, sans plus… »
  • musique : « ah je suis très musique classique avec une préférence pour Mozart ; pour un clarinettiste, c’est naturel ! Je ne manque pas les deux concerts annuels de l’Harmonie municipale de Lons, de grande qualité. »
  • cinéma : « pour moi, c’est un moment familial, mon fils aime les blockbusters alors je l’accompagne ! »
  • sport : « le vélo mais je l’ai sacrifié… En ce moment, je retape une maison, de fond en comble. »
  • un billet d’avion : « je retourne en Corse, sans hésitation ! »
  • une devise, une phrase : « j’aime mieux avoir des remords que des regrets. » Oscar Wilde.