Les Conseillers départementaux du Jura

Les sites et lieux d’accueil traditionnels du Conseil départemental sont fermés au public jusqu’à nouvel ordre. Un accueil téléphonique est maintenu de 9h00 à 12h00 et de 13h00 à 16h00, du lundi au vendredi, jusqu’à la levée des mesures de confinement. Il est préférable de n’appeler qu’en cas de stricte nécessité…

Jean-Charles GROSDIDIER

Une vie d’entreprises

À 67 ans, Jean-Charles Grosdidier conserve une énergie intacte, de celle qui a irrigué sa vie de chef d’entreprise, bien remplie et surtout réussie. Cette énergie, on la retrouve dans sa vie d’Élu, ancrée ou plutôt profondément enracinée à Arinthod, où palpite le coeur de la Petite Montagne.

« Je représente la quatrième génération de transporteur et c’est mon arrière-grandpère qui a fondé les transports Grosdidier en 1883, avec des chevaux, confie le Maire d’Arinthod. Et de mémoire, j’ai toujours été passionné par les camions ! » Que de chemins parcourus depuis, c’est bel et bien le cas de l’écrire ! En effet, les camions de l’entreprise dont le bastion est Arinthod sillonnent routes et autoroutes suivant le principe familial : privilégier le grand Régional entre Jura, Rhône-Alpes et Paris sur le mode « Je fournis du petit national et du grand régional. » Le mantra est simple : écoute, réactivité, ponctualité, qualité. Tout cela ne s’improvise pas et l’huile de coude est requise.

Après un DUT de gestion comptabilité, ainsi qu’un passage par l’école supérieure des transports de Paris, le jeune Jurassien a envisagé un moment d’embrasser une carrière de professeur correspondant à sa formation.

Un développement économique anticipé et assuré

Mais la passion Camions pèse de tout son poids… En 1974, il prend la tête et les rênes de l’entreprise : « Ce n’est pas toujours facile de travailler en famille mais en concertation avec mon père nous avons décidé de répartir les missions. Ma soeur est devenue Directrice administrative et mon frère Directeur technique. Pour ma part, j’ai pris la direction pour assurer la gestion générale de l’entreprise familiale. » Car il faut trouver des marchés, explorer de nouvelles niches, ajuster ses investissements tout en garnissant ses carnets de commandes et en assurant une logistique sans failles. Les gros clients se nomment Hébert, Smoby, Millet et puis… les biscuits LU : « LU nous a demandé si on pouvait transporter leurs produits à une température de 13 degrés. J’ai tout de suite dit Banco ! et c’est comme cela que nous avons pris le virage agroalimentaire, adaptant notre flotte avec des camions frigorifiques. Ensuite, nous avons pu ainsi travailler pour Bel, Lactalis, Nestlé. »

L’entrée dans la vie publique

Cette période dense prend sa source durant les années 80à la fin desquelles le tenace et visionnaire chef d’entreprise (70 camions, 100 remorques, 80 salariés) entre dans la vie publique via la mairie. « Je n’étais pas un passionné mais je n’ai pas dit non à André Lamard, Maire d’Arinthod avec qui je jouais au foot et qui avait été mon instituteur. J’étais alors très occupé par l’entreprise. J’ai été Maire-adjoint en charge des finances durant trois mandats avant de devenir Maire, j’en suis à mon deuxième mandat. J’ai vécu et je vis des moments exceptionnels et je me suis aperçu que la mairie, c’était comme une entreprise, passionnant. »

En 2012, Jean-Charles Grosdidier saisit l’occasion qui se présente et vend l’entreprise à un gros groupe normand, le transporteur Malherbe en quête de croissance sur Rhône-Alpes. En 2015, il est élu au Conseil départemental du Jura, un nouveau mandat, une nouvelle « entreprise ». Les entreprises sont bel et bien sa vie !

 

EN QUELQUES MOTS…

  • Un plat préféré : « Le poulet à la crème et au vin jaune, ma mère le préparait très bien ! »
  • Lecture : « J’aime lire des bouquins d’histoire, sur la France et le Jura. Sinon, en tant que sportif, je lis L’Équipe ! »
  • Sports et loisirs : « J’étais un passionné de foot, j’ai adoré jouer. Sinon, je fais toujours un peu de vélo et de la course à pied. Quand je rentrais du boulot, j’allais courir, pour m’aérer ! Et puis, il y a la chasse à la bécasse et je dois dire que le but premier c’est de voir mon chien travailler… »
  • Un billet d’avion : « Je suis attiré par les pays nordiques mais j’aime la Corse et Corte en particulier. »
  • Un personnage : « Le général de Gaulle, je sais que ce n’est pas original mais c’est sincère. »