Les Conseillers départementaux du Jura

Jean-Louis MILLET

L’ancrage et l’attachement dans le territoire

Le Maire de Saint-Claude connaît bien la commune à laquelle il est attaché depuis toujours. Plus de trente ans de vie communale, d’abord en tant qu’adjoint, puis comme premier magistrat de la ville, lui ont conféré une expérience qu’il considère précieuse dans la gestion d’une collectivité pleine d’atouts, mais en proie à de nombreux défis conjoncturels.

Né à Saint-Claude en 1948 dans une famille de commerçants, Jean-Louis Millet se verra léguer, de par ses origines familiales, un fort attachement aux valeurs de l’artisanat et de l’entrepreneuriat de proximité. Il choisit néanmoins une autre voie, celle de l’enseignement.

Après une Maîtrise en Droit Privé passée à l’Université de Dijon, il devient professeur d’Économie/gestion. Une carrière qu’il mènera pendant 42 ans, dont 38 à Saint-Claude, au Lycée du Pré-Saint-Sauveur.

La défense du territoire Sanclaudien comme motivation politique

Dès 1989, Jean-Louis Millet s’engage en politique à l’occasion des élections municipales et est élu adjoint au Maire de l’époque, Pierre Guichard. Mobilisé pendant plusieurs années pour mieux faire connaître Saint-Claude et les atouts qu’elle peut mettre en avant, il fera du dynamisme de son territoire le fil conducteur de son engagement public.

Élu Maire en 2001, puis une seconde fois en 2014, Jean-Louis Millet gardera la conviction que sa ville ne pourra se redynamiser dès lors que des services de première nécessité quitteront le territoire : « Au-delà de l’économie et du tourisme, un projet de territoire passe par la survie des services publics. Il ne sera plus possible de développer notre ville et notre territoire en les privant continuellement des outils indispensables à la vie de la population ».

Cette motivation l’a conduit à briguer et à remporter, en 2015, l’élection départementale sur le canton de Saint-Claude.

La fermeture des services de maternité, de pédiatrie et de chirurgie de l’hôpital Louis Jaillon le mobilise en permanence. Le Maire de Saint-Claude milite pour le maintien de ces activités desservant tout le Haut-Jura : « Il est urgent de restaurer dans toutes ses composantes l’Hôpital de Saint-Claude. Les atteintes au Centre hospitalier sont un frein à l’installation d’acteurs économiques et donc au développement du Haut-Jura » – précise-t-il.

Attirer et fixer la jeunesse, un enjeu dans l’avenir de Saint-Claude

Jean-Louis Millet souhaiterait que la voix des acteurs locaux soit plus entendue au niveau de l’État, et que des solutions viables soient trouvées à la fracture territoriale. Plusieurs villes comparables à Saint-Claude connaissent en effet une baisse démographique relativement importante.

Le Maire le reconnaît, l’enjeu de taille pour l’avenir de sa ville sera de fixer une population jeune et active dans le territoire : « La base de toute attractivité doit résider, comme je l’ai dit, dans l’existence d’un niveau minimum de services aux populations. Il ne peut y avoir d’un côté une France métropolitaine et urbaine choyée par les pouvoirs publics, et de l’autre une France rurale dont on estimerait qu’elle peut se passer de trains, d’aéroports ou d’hôpitaux » – explique-t-il.

« La reconstitution de ce terreau favorable permettra d’engager une dynamique de création d’emplois, engageant par là-même un cercle vertueux de croissance démographique retrouvée ».

Dans une démarche parallèle, Jean-Louis Millet a beaucoup œuvré en tant que Maire dans le domaine culturel, pour mieux faire connaître une ville chargée d’histoire : « La construction du Musée de l’Abbaye, projet mené de A à Z entre 2001 et 2008, est la réalisation municipale dont je suis le plus fier ».

L’histoire et la culture se manifestent encore comme de puissants marqueurs de l’identité Sanclaudienne.

EN QUELQUES MOTS…

  • Lecture : « Les essais politiques».
  • Un style musical : « La musique classique».
  • Un personnage inspirant : « Le Général de Gaulle».
  • Une devise : « Cette phrase de J-F. Kennedy tirée de son discours inaugural du 20 janvier 1961 et qui pourrait s’appliquer à n’importe quelle collectivité humaine : ‘’Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays’’ ».
  • Une destination : « Il y a beaucoup d’endroits que je souhaiterais visiter mais j’ai eu un coup de cœur pour l’Irlande où j’avais enfin l’impression d’être dans un pays… civilisé».