Les Conseillers départementaux du Jura

Marie-Christine DALLOZ

Fidèle à ses racines, toujours…

Martigna, le village de sa famille et de sa jeunesse, est son ancrage, son port d’attache. Ses fonctions l’amenant à de fréquents déplacements tant en France qu’à l’étranger, Marie-Christine Dalloz reste résolument une femme d’action, une Élue sur le terrain, avec les gens, avec les Jurassiens. Portrait d’une femme qui (a) fait son chemin en solo, au service des territoires.

La dame du Haut – elle est Député de la deuxième circonscription depuis 2007 – est née et a grandi dans une « famille rurale, paysanne et agricole », elle garde de cette période un souvenir tenace et surtout toute une… culture. « J’ai toujours été consciente que notre territoire n’avait pas que des atouts, commente la Conseillère départementale, mais j’estime que c’est une chance pour moi d’y croire. C’est un territoire en harmonie avec la nature et il permet à l’être humain de s’épanouir. »

C’est à dessein que la vive Jurassienne emploie le terme « nature », vrai, fort, incarné. Et puis Léonard de Vinci n’écrivaitil pas doctement mais sûrement : « Prends tes leçons dans la nature, c’est là qu’est notre futur.» L’Élue y forge son caractère qu’elle a bien trempé. Son cheminement part de Martigna et passe par… Martigna. Elle devient secrétaire de mairie, le premier édile lui accordant sa confiance : « Je suis partie d’une feuille blanche, se souvientelle avec un sourire, et j’ai appris la rigueur administrative et les méthodes pour construire un budget, mais il est vrai que j’ai une véritable appétence pour les chiffres ! »

«Le mandat départemental est celui où j’ai le plus appris»

Cette première feuille constitue le préambule de sa carrière ; la future Élue fait ses gammes. Travaillant dans l’univers bancaire et la gestion du patrimoine – elle y officiera une vingtaine d’années – elle devient concomitamment Maire de Martigna (mandat 1995-2008). En 2001, elle entre au Conseil général tout en ayant déjà l’habitude des « grandes » assemblées puisqu’elle siège à la Communauté de Communes de Jura Sud – elle y est la seule femme Vice-présidente et son « blindage » s’épaissit !

Il est vrai qu’elle a fait « une campagne de terrain » ce qui lui sied bien. Très à l’aise en public, elle s’exprime sans fard et sait écouter les gens – elle s’y intéresse sincèrement, tout simplement. « Le mandat départemental est celui où j’ai le plus appris, confie-t-elle, j’ai pu y mener des actions concrètes, notamment en tant que Vice-présidente (2004-2008) en charge des collèges, des affaires scolaires, de la culture avec par exemple le schéma des enseignements artistiques et le développement de la lecture publique. »

Entre-temps, elle est devenue Député (2007) à l’issue d’une farouche campagne durant laquelle elle essuie moult tirs de barrage. Il n’empêche, elle s’obstine, animée et portée par son credo : « Il faut être vraie et ne jamais trahir, ni soi, ni les autres. »

 

FIL ROUGE POLITIQUE

«Un territoire est ce qui vous construit, avec ses réalités humaines. C’est pour cela qu’un député doit avoir un mandat local car lorsqu’il vote une loi suivie nécessairement d’un décret d’application il voit et sait comment cela va s’appliquer sur la population…» Spécialiste des questions budgétaires (rapporteur du budget au Département) et financières (membre et secrétaire de la commission des finances de l’Assemblée nationale), Marie-Christine Dalloz voue sa vie à la politique – à une politique de travail (dossiers de fond, du national au local et réciproquement), d’écoute (recevoir les électeurs et les citoyens) et de justice sociale. Et, lors de la plupart de ses interventions à l’Assemblée nationale, la Présidente de la commission d’apurement des comptes de l’Assemblée nationale cite toujours son Jura natal, son Jura vital. Passant trois jours par semaine à Paris, la Jurassienne revient toujours à Martigna où elle réside toujours. Et lorsque ses petits-enfants l’appellent, la première question fuse : « t’es où mamie !? »

 

EN QUELQUES MOTS…

  • Un plat préféré : « La cuisine italienne, notamment les lasagnes. Mais j’aime aussi la tête de veau ! »
  • Un livre de chevet : Les fleurs du mal, de Baudelaire. Sinon, la Martignanaise dévore les grands quotidiens nationaux.
  • Cinéma : Snowden est le dernier film vu, à Paris.
  • Une destination de prédilection : l’Italie.
  • Une personnalité : « J’éprouve une réelle admiration, spirituelle et presque sentimentale, pour Charles de Gaulle. »